Un cœur entraîné, capable de pomper efficacement le sang, peut présenter un rythme inférieur à 60 battements par minute sans risque. C'est une adaptation normale, explique le cardiologue José Abellán. Cette bradycardie, souvent asymptomatique, reflète une meilleure performance de l'organe.

Le piège des symptômes invisibles

Cependant, lorsque ce rythme s'accompagne de symptômes comme des étourdissements, une fatigue anormale ou des pertes de connaissance, la vigilance s'impose. Ces signes peuvent révéler une pathologie cardiaque sous-jacente, nécessitant une prise en charge rapide.

Le seuil de 60 battements par minute n'est pas une limite absolue. Chez certains individus, notamment les sportifs, un pouls au repos de 50 ou même 45 peut rester dans la normale. La clé réside dans la tolérance de l'organisme à ce rythme.

Quand le cœur ralentit sans raison apparente

À l'inverse, une personne sédentaire présentant un pouls inférieur à 60 sans pratique sportive régulière doit consulter. Cette situation peut indiquer un dysfonctionnement du système électrique du cœur, comme un bloc auriculo-ventriculaire.

Un pouls lent n'est pas toujours synonyme de danger, mais il ne faut jamais l'ignorer sans avis médical.

Les causes de bradycardie ne se limitent pas à l'entraînement physique. Des médicaments, des troubles métaboliques ou des maladies comme l'hypothyroïdie peuvent également ralentir le rythme cardiaque. Un bilan médical s'impose pour écarter ces hypothèses.

La bradycardie n'est pas une fatalité : elle se soigne, à condition d'agir à temps.

Les personnes âgées sont particulièrement exposées aux risques liés à une bradycardie non maîtrisée. Leur cœur, moins résistant, peut mal tolérer un rythme trop lent, entraînant des complications graves comme des chutes ou des syncopes.

L'examen qui sauve des vies

Pour distinguer une bradycardie bénigne d'une pathologie, un électrocardiogramme reste indispensable. Cet examen permet d'analyser la régularité et la durée des intervalles entre les battements, offrant un diagnostic précis.

Sources :
  • La Razón

Votre soutien est plus essentiel que jamais.

Cet article vous est offert gratuitement par NATIONO. Notre rédaction garantit son indépendance en refusant toute influence. Votre contribution, même modeste, est le moteur de notre liberté.

Soutenir NATIONO