La Banque Rabobank anticipe une croissance de 1,3 % pour l'économie des Pays-Bas en 2024, puis de 1,1 % en 2025. Selon l'institution financière, cette dynamique s'explique principalement par un accroissement des dépenses engagées par l'État et les ménages.

Les prévisions de Rabobank contrastent avec les incertitudes persistantes qui pèsent sur plusieurs économies européennes. Les Néerlandais, comme leurs voisins, subissent encore les effets de l'inflation et des tensions géopolitiques sur les chaînes d'approvisionnement.

Un moteur tiré par l'État et les ménages

Les dépenses publiques jouent un rôle central dans ce scénario. Les investissements dans les infrastructures et les services publics devraient soutenir l'activité économique, tandis que les ménages augmentent leur consommation, notamment dans les secteurs des services et des biens durables.

La croissance néerlandaise repose sur un équilibre précaire entre dépenses publiques et confiance des consommateurs.

Les économistes de Rabobank soulignent que cette croissance reste modeste et dépendante des politiques budgétaires. Une baisse des dépenses publiques ou un retournement de confiance des consommateurs pourraient compromettre ces prévisions.

Les Pays-Bas affichent ainsi une résilience relative dans un contexte européen marqué par des ralentissements économiques. La croissance néerlandaise se situe légèrement au-dessus de la moyenne de la zone euro, estimée à 1 % pour 2024.

Les analystes de Rabobank rappellent que les risques à la baisse persistent. Une dégradation de la conjoncture internationale ou une hausse des taux d'intérêt pourrait freiner cette embellie économique.

Sans réformes structurelles, cette embellie pourrait n'être qu'un feu de paille.

Les entreprises néerlandaises, notamment dans les secteurs de l'agroalimentaire et de la technologie, bénéficieraient de cette dynamique. Cependant, leur capacité à investir dépendra largement de la stabilité des coûts énergétiques et des échanges commerciaux.

Les limites d'une croissance fragile

La Banque centrale néerlandaise, dans ses dernières projections, avait également mis en garde contre une croissance trop dépendante des dépenses publiques. Elle avait appelé à des réformes structurelles pour pérenniser la reprise.

Sources :
  • De Telegraaf

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