L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a rendu public, vendredi 8 mai, un bilan épidémiologique inédit concernant la propagation de l'hantavirus. Dans son dernier bulletin, l'institution onusienne confirme six cas d'infection, tous identifiés comme étant dus au virus des Andes, un variant particulièrement virulent. Deux autres cas, non encore confirmés en laboratoire, sont considérés comme probables par les experts.

Un bilan épidémiologique sous haute tension

Le navire de croisière MV Hondius, où ces cas ont été détectés, doit accoster ce dimanche aux îles Canaries. Les autorités sanitaires espagnoles ont immédiatement mis en place des mesures de quarantaine à bord, tandis que les passagers et l'équipage font l'objet d'un suivi médical renforcé. Les symptômes observés chez les malades incluent fièvre élevée, douleurs musculaires et troubles respiratoires, caractéristiques de cette zoonose.

Les premiers signalements remontent à plusieurs jours, mais l'ampleur de l'épidémie à bord n'a été révélée que tardivement. Les autorités maritimes et sanitaires des Canaries ont été alertées dès la détection des premiers cas, afin d'organiser une prise en charge immédiate des personnes concernées. Aucun décès n'a pour l'instant été rapporté, mais la situation reste sous haute surveillance.

Le virus des Andes, une menace émergente

Le virus des Andes, transmis principalement par les rongeurs, se propage rarement entre humains. Cependant, dans le cas présent, la concentration de cas à bord du MV Hondius suggère une possible transmission interhumaine, un scénario inhabituel qui inquiète les spécialistes. Les investigations se poursuivent pour déterminer l'origine exacte de l'épidémie et identifier d'éventuels nouveaux cas.

Six cas confirmés, deux probables : l'hantavirus frappe à bord d'un navire en quarantaine.

Les passagers et membres d'équipage du MV Hondius, actuellement à quai dans l'archipel espagnol, font l'objet d'une surveillance médicale quotidienne. Les autorités sanitaires ont indiqué que les zones communes du navire avaient été désinfectées, tandis que les personnes potentiellement exposées étaient placées en isolement préventif. La situation sanitaire à bord reste sous contrôle, selon les premiers rapports.

Le virus des Andes, rare mais dangereux, révèle ses failles de transmission.

Les îles Canaries, destination touristique majeure, voient leur image écornée par cette épidémie. Les autorités locales ont rassuré la population et les touristes sur la sécurité sanitaire, tout en appelant à la vigilance. Les compagnies de croisière ont été invitées à renforcer leurs protocoles de détection des maladies infectieuses à bord de leurs navires.

Les Canaries en première ligne face à l'épidémie

L'hantavirus, bien que rare, représente une menace sérieuse pour la santé publique. En 2019, une épidémie similaire avait touché un navire en mer de Chine, entraînant plusieurs hospitalisations. Les spécialistes rappellent l'importance de la prévention, notamment dans les zones où les rongeurs sont présents, et appellent à une collaboration internationale pour endiguer la propagation de ce virus.

Sources :
  • France Info

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