Nigel Farage, leader de Reform UK, a déclaré que le Royaume-Uni était un « État à deux vitesses contre les Blancs ». Dans un essai de 6 000 mots publié sur Substack, il affirme que le « racisme anti-Blancs » est « ancré » dans chaque recoin du secteur public. Selon lui, les politiques officielles, qu’il s’agisse de logement, de police, de santé ou d’éducation, ne bénéficieraient qu’aux minorités au détriment des Britanniques blancs.

Farage évoque une « idéologie toxique » de diversité, d’équité et d’inclusion (DEI) ayant pris le contrôle de Whitehall, avec des réseaux internes puissants axés sur la race et la religion. Il promet d’abolir l’Equality Act du Labour si son parti accède au pouvoir, en interdisant les « actions positives » permettant aux employeurs de privilégier les candidats issus de minorités plutôt que les Blancs.

Une offensive contre les politiques de diversité

Le leader de Reform UK avance qu’un tiers des locataires sociaux à Londres, bénéficiant de loyers réduits, sont nés à l’étranger. Sous un gouvernement Reform, les étrangers ne trouvant pas de logement privé perdraient leur droit de séjour et seraient éligibles à l’expulsion. Il cite le cas de Valdo Calocane, triple meurtrier de Nottingham, comme exemple des dangers des politiques de diversité en santé mentale, affirmant que ce paranoïaque schizophrène aurait été libéré par crainte de sectionner trop d’hommes noirs.

« Les Britanniques blancs risquent de devenir minoritaires avant la fin du siècle. »

Dans le domaine scolaire, Farage souligne que les élèves britanniques blancs obtiennent les pires résultats au GCSE parmi les grands groupes ethniques, tandis que les enseignants se concentreraient sur les thèmes du « privilège blanc » et du « racisme systémique ». Il critique également l’engagement « sinistre » des chefs de la police à traiter différemment les Blancs des autres groupes ethniques.

Farage conclut en avertissant que les Britanniques blancs pourraient devenir minoritaires d’ici la fin du siècle en raison de la migration, déclarant : « Sans voix pour les défendre, l’avenir sera manifestement injuste. » Il s’en prend aussi aux réponses de Keir Starmer aux manifestations de colère après l’arrestation, alors que Henry Nowak, victime d’une agression au couteau, était en train de mourir.

Un député conservateur estime que la publication de cette diatribe par Farage n’est pas un hasard, alors que la circonscription de Makerfield, où le vote de Reform est menacé par le parti Restore Britain de Rupert Lowe, doit élire un nouveau député. La veille, le leader des Libéraux-Démocrates, Ed Davey, avait comparé Farage à « Enoch Powell de l’ère des réseaux sociaux », l’accusant d’excuser les violences racistes et les attaques contre les policiers.

« Les institutions britanniques discriminent systématiquement les Blancs. » — Suella Braverman

Suella Braverman, ancienne ministre de l’Intérieur ayant rejoint Reform plus tôt dans l’année, a soutenu les propos de Farage. Intervenant sur Sky News, elle a affirmé que « les institutions, les lois et les politiques de haut niveau de ce pays traitent les Blancs moins équitablement que les non-Blancs ». En revanche, Lisa Nandy, secrétaire d’État à la Culture, a rétorqué que le leader de Reform devrait « emporter sa haine, sa colère et ses divisions ailleurs ».

Réactions politiques et polémiques

Un porte-parole du gouvernement a rappelé que les propos publiés dans l’essai de Farage reflétaient uniquement son opinion et ne correspondaient pas nécessairement à la ligne éditoriale du média.

Sources :
  • Daily Mail

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