La journaliste Lindy West, figure de proue du féminisme millennial et body positive, déçoit son public en assumant une relation polyamoureuse imposée par son compagnon. Dans son dernier ouvrage, elle évoque sans fard sa dépendance affective envers ce dernier, tout en partageant le foyer avec une seconde partenaire, décrite comme « une jeune femme grande, mince et blonde ».

Le féminisme body positive en question

L’autrice, souvent citée pour ses prises de position contre les normes genrées et la grossophobie, y révèle aussi son désir de perdre du poids. Une quête qui, selon ses détracteurs, pourrait altérer la légitimité de son discours militant. « Cela pourrait changer la taille du corps à partir duquel elle écrit », souligne une critique de la revue Atlantic.

Le féminisme intersectionnel et body positive, pilier de son engagement, semble ainsi fragilisé par ses choix personnels. La série Shrill, inspirée de ses écrits, est même présentée comme un symbole de cette contradiction. West y dénonce pourtant le « patriarcat acoustique », un concept qu’elle applique désormais à sa propre vie.

Une icône face à ses contradictions

Ses admiratrices, nombreuses à avoir trouvé en elle une icône de la libération des corps, s’interrogent : comment concilier un discours radical contre les standards de beauté avec l’acceptation d’un modèle relationnel traditionnel ? La question divise même les médias de gauche, certains saluant son honnêteté, d’autres y voyant une trahison.

West, qui dénonçait la grossophobie, avoue désirer maigrir pour plaire à son entourage

Le livre de West, où elle aborde aussi le racisme et les normes sexuelles, est désormais scruté à la loupe. La revue Atlantic y décèle « mille fragilités », tandis que des féministes s’emparent du sujet pour interroger la cohérence de son militantisme.

Le polyamour imposé : l’échec d’un féminisme qui se veut libérateur

Pourtant, West reste une voix influente dans les débats sur l’identité et le corps. Mais ses révélations privées brouillent son image publique, transformant une icône en exemple des contradictions du féminisme contemporain.

Quand le privé éclabousse le militantisme

Lindy West, qui a bâti sa notoriété sur la dénonciation des normes imposées aux femmes, se retrouve aujourd’hui au cœur d’une polémique qu’elle n’avait pas anticipée. Son parcours illustre les tensions entre vie privée et engagement public, entre idéal et réalité.

Sources :
  • Causeur

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