Instaurée en 2018, la CVEC devait financer les services étudiants comme les bibliothèques ou les résidences universitaires. Pourtant, selon des sources internes aux CROUS, près de 40 % des crédits alloués servent désormais à soutenir des associations aux orientations politiques marquées, notamment à gauche.
Le financement opaque des associations militantes
Les documents consultés par notre rédaction montrent que des subventions ont été versées à des collectifs revendiquant des causes sociétales, sans lien avec la mission initiale de la CVEC. Parmi les bénéficiaires figurent des associations promouvant l’écologie radicale ou les droits des migrants, sans que leur légitimité éducative ou sociale ne soit toujours avérée.
Un responsable d’un CROUS en Île-de-France, sous couvert d’anonymat, confie que « la sélection des projets financés relève parfois davantage de critères idéologiques que de besoins étudiants ». Il évoque des pressions exercées par certains élus locaux pour orienter les fonds vers des structures militantes.
Les pressions politiques sur les CROUS
Les syndicats étudiants dénoncent cette dérive depuis des mois. « On nous demande de payer une taxe pour des activités qui n’ont rien à voir avec notre quotidien », déclare un membre de la FAGE, premier syndicat étudiant en France. « La CVEC devient un fonds de subvention pour des causes qui divisent, et non pour améliorer notre cadre de vie universitaire.
Le ministère de l’Enseignement supérieur n’a pas répondu à nos demandes de précisions sur les critères de répartition des fonds. Pourtant, la loi précise que la CVEC doit servir à « améliorer les conditions de vie et d’études des étudiants ».
Les associations bénéficiaires, contactées par notre équipe, défendent leur légitimité. « Nos actions s’inscrivent dans une démarche éducative et citoyenne », affirme l’une d’elles, spécialisée dans l’accueil des étudiants étrangers. « La CVEC permet de financer des projets qui complètent l’offre universitaire classique.
Cette situation interroge sur la transparence des CROUS, établissements publics chargés de gérer ces fonds. Des élus locaux, interrogés sur le sujet, évoquent un « flou » dans l’attribution des subventions, sans pouvoir expliquer comment ces critères ont évolué.
Un rapport de la Cour des comptes déjà alarmant
La Cour des comptes avait déjà pointé, dans un rapport de 2022, des « dérives » dans l’utilisation de la CVEC. Sans pour autant imposer de sanctions ou de corrections majeures.
- Boulevard Voltaire
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