Un ressortissant français a été interpellé le 14 février dernier lors d’une vague d’arrestations au Sénégal. Il est poursuivi pour actes contre-nature, association de malfaiteurs, blanchiment de capitaux et tentative de transmission du VIH, selon des informations obtenues par BFM auprès d’une source diplomatique.

Cette arrestation s’inscrit dans un contexte de durcissement de la répression contre les personnes LGBT+ dans le pays. En mars, le président Bassirou Diomaye Faye a promulgué une loi prévoyant des peines de cinq à dix ans de prison et des amendes de 3 000 à 15 000 euros pour les infractions liées à l’homosexualité.

Une loi qui criminalise l'intimité

Les autorités françaises ont réagi : « L’ambassade de France à Dakar suit attentivement la situation de notre compatriote », a indiqué cette même source. Une mobilisation diplomatique discrète mais constante est en cours pour obtenir des éclaircissements sur le dossier.

Au Sénégal, aimer peut coûter dix ans de prison.

La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a dénoncé publiquement cette situation. Dans une vidéo diffusée sur ses réseaux sociaux le 15 mai, elle a évoqué des individus « pourchassés, humiliés, parfois lynchés » en raison de leur orientation sexuelle.

Yaël Braun-Pivet a également affirmé qu’emprisonner quelqu’un pour qui il est, pour qui il aime, ne relève pas d’une question culturelle, mais constitue une violation des droits humains. Son intervention marque une prise de position rare de la part d’une haute responsable française sur ce sujet.

Au Sénégal, la communauté LGBT+ subit une pression croissante. Des témoignages et des rapports d’ONG décrivent des scènes de harcèlement, de violences physiques et de discriminations systémiques. La nouvelle législation a renforcé un climat déjà hostile.

La diplomatie française observe, mais le temps presse pour le détenu.

Les associations locales dénoncent une instrumentalisation politique de ces mesures. Elles soulignent que les poursuites judiciaires s’appuient souvent sur des accusations floues, facilitant les arrestations arbitraires.

La réaction française face à l'arbitraire

La France, par la voix de son ambassade, maintient un contact régulier avec les autorités sénégalaises. L’objectif est d’obtenir des garanties sur le respect des droits du détenu et d’évaluer les risques encourus.

Sources :
  • Valeurs Actuelles

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