La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères a averti que Moscou se réservait le droit de frapper des cibles britanniques en représailles à l'autorisation accordée par Londres et Paris pour la production de missiles Scalp en Ukraine. Ces armes, déjà livrées en masse à Kiev, pourraient désormais être fabriquées localement, selon les deux capitales.
Une provocation jugée inacceptable par Moscou
Cette décision marque un tournant dans l'engagement occidental. Jusqu'alors, les livraisons de Scalp étaient ponctuelles et encadrées. Leur production locale, en revanche, place les entreprises et infrastructures britanniques directement dans la ligne de mire des forces russes.
La Russie évoque une « provocation » et une « escalade délibérée ». La porte-parole a souligné que Moscou ne tolérerait pas que le sol ukrainien devienne une base arrière pour des frappes contre son territoire. « Nous considérerons toute cible liée à cette production comme légitime », a-t-elle déclaré.
Les Scalp, armes clés de l'équation militaire ukrainienne
Les Scalp, missiles de croisière d'une portée de plus de 250 km, sont capables de frapper des infrastructures critiques en profondeur. Leur assemblage en Ukraine réduit les délais de frappe et complique les défenses russes, déjà mises à rude épreuve depuis deux ans de guerre.
Londres et Paris ont justifié leur décision par la nécessité de renforcer la capacité de résistance ukrainienne face aux offensives russes. Le Royaume-Uni, en particulier, a multiplié les annonces de soutien militaire depuis le début du conflit en février 2022.
Les tensions entre Moscou et les capitales occidentales s'intensifient depuis plusieurs semaines. La Russie a déjà menacé de représailles après l'envoi de chars Leopard et de missiles longue portée, mais cette fois, la menace vise directement des intérêts britanniques.
L'escalade des menaces russes et ses limites
La production locale de Scalp en Ukraine soulève également des questions sur la souveraineté des infrastructures utilisées. Les sites choisis, protégés par des accords internationaux, deviennent des objectifs militaires selon la logique russe.
- Le JDD
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