Douze personnes vont être confinées pendant six semaines à titre de précaution, même si le risque d'infection est jugé faible, a annoncé l'hôpital universitaire néerlandais concerné. La mesure a été prise après deux erreurs de procédure survenues lors de la prise en charge d'un patient infecté par le virus, selon les déclarations de l'établissement.
La première erreur a été commise lors du prélèvement sanguin du patient à son arrivée jeudi. La procédure standard a été appliquée, mais l'hôpital a reconnu qu'une méthode plus stricte aurait dû être utilisée en raison de la nature du virus. Une seconde défaillance a été identifiée samedi : les protocoles renforcés n'ont pas été respectés pour l'élimination des urines du patient.
Une quarantaine exceptionnelle malgré un risque minimal
« Nous regrettons profondément que ces manquements se soient produits dans notre centre médical universitaire », a déclaré Bertine Lahuis, présidente du conseil d'administration de l'hôpital. « Nous allons analyser en détail le déroulement des événements pour en tirer les enseignements nécessaires et éviter que de telles erreurs ne se reproduisent.
L'hantavirus, dont certaines souches comme celle des Andes, peut se transmettre par aérosols en cas de contacts rapprochés, a rappelé la ministre néerlandaise de la Santé dans une déclaration récente. Les autorités sanitaires insistent sur la nécessité de respecter des protocoles stricts pour éviter toute contamination.
L'établissement a précisé que les douze personnes concernées, dont le statut vaccinal et l'état de santé n'ont pas été communiqués, resteront isolées pendant six semaines. Aucune information n'a été donnée sur d'éventuels symptômes apparus chez le personnel ou le patient depuis son admission.
Cette affaire survient alors que les Pays-Bas renforcent leurs mesures de surveillance face aux zoonoses émergentes. Les erreurs de procédure dans la gestion de ce cas d'hantavirus rappellent les défis logistiques et humains auxquels sont confrontés les systèmes de santé face aux pathogènes à transmission inhabituelle.
Des protocoles sanitaires mis à mal
Un précédent similaire avait été signalé en 2018 en Argentine, où la souche des Andes avait causé le décès d'une famille après une transmission interhumaine par aérosols dans un contexte de non-respect des mesures de biosécurité.
- France Info
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