Un passager italien ayant partagé un vol KLM entre Amsterdam et l'Italie avec une femme décédée peu après l'atterrissage présente désormais des symptômes évocateurs d'une infection par un hantavirus de troisième génération. Les autorités sanitaires des deux pays examinent la possibilité d'une transmission interhumaine, un phénomène rare pour ce type de virus, généralement transmis par les rongeurs.
Une transmission interhumaine jamais observée en Europe
La passagère, une Néerlandaise de 62 ans, est décédée le 12 octobre à son domicile, quelques jours après son retour de voyage. Les premiers examens post-mortem ont révélé la présence d'un hantavirus, mais les détails sur le type exact n'ont pas été communiqués. L'Italien, dont l'identité n'a pas été révélée, a été hospitalisé en Lombardie après avoir développé une fièvre élevée et des difficultés respiratoires.
Les autorités sanitaires italiennes et néerlandaises ont lancé une enquête conjointe pour retracer les contacts de la victime et identifier d'éventuels autres cas suspects. Une source proche de l'enquête a indiqué que la transmission directe entre humains n'avait jamais été documentée pour les souches européennes de hantavirus, mais que des cas isolés avaient été rapportés en Amérique du Sud et en Asie.
Des analyses en urgence pour écarter toute mutation
Un responsable de l'Institut national de la santé italien (ISS) a confirmé que des analyses supplémentaires étaient en cours pour déterminer si le virus avait muté. « Nous ne pouvons pas exclure une évolution du pathogène, mais les résultats préliminaires ne sont pas concluants », a-t-il déclaré sous couvert d'anonymat. La KLM, contactée par notre rédaction, n'a pas souhaité commenter pour l'instant.
Les hantavirus sont des virus à ARN responsables de deux syndromes principaux : le syndrome pulmonaire à hantavirus (SPH) et la fièvre hémorragique avec syndrome rénal (FHSR). En Europe, la plupart des cas sont liés à l'exposition aux excréments ou aux urines de rongeurs infectés. La transmission interhumaine, bien que possible en théorie, reste exceptionnelle et mal comprise.
Les autorités sanitaires appellent à la vigilance, notamment pour les personnes ayant voyagé récemment entre les Pays-Bas et l'Italie. Aucun autre cas suspect n'a été signalé pour l'instant, mais les investigations se poursuivent. La situation rappelle celle de 2019, lorsque deux cas de transmission interhumaine d'hantavirus avaient été documentés en Argentine, liés à une souche sud-américaine.
KLM sous surveillance sanitaire
Les compagnies aériennes sont désormais incitées à renforcer les protocoles de nettoyage et de désinfection des cabines, bien que l'OMS n'ait pas émis d'alerte spécifique. Les experts soulignent que le risque pour le grand public reste faible, mais que la prudence s'impose en attendant les résultats définitifs des analyses.
- Daily Mail
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