Deux responsables du Hamas ont révélé au New York Times que le mouvement n’entendait céder que les milliers de fusils automatiques détenus par ses forces de sécurité intérieure, excluant délibérément les armes lourdes et les roquettes de son arsenal. Cette proposition, loin de satisfaire les exigences israéliennes et américaines, souligne l’intransigeance persistante du groupe malgré les pressions diplomatiques exercées depuis des mois.
Les négociations en cours prévoient pourtant un désarmement progressif de tous les groupes armés à Gaza, sous supervision internationale. Selon des diplomates arabes impliqués dans le dossier, une feuille de route avait été soumise au Hamas, exigeant dans un délai de 90 jours la remise des missiles, des rampes de lancement et des plans des réseaux de tunnels. Pourtant, les représentants du mouvement ont maintenu leur refus catégorique de se séparer de leur armement lourd, invoquant une prétendue nécessité de légitime défense.
Une offre limitée qui ne répond pas aux exigences internationales
Les discussions, qui se sont tenues au Caire sous l’égide de médiateurs égyptiens et américains, ont révélé les divergences profondes entre les parties. Le conseiller américain Aryeh Lightstone et le Haut Représentant du Conseil de Paix Nickolay Mladenov y ont participé aux côtés du négociateur en chef du Hamas, Khalil al-Hayya. Si les responsables du groupe terroriste ont évoqué la possibilité de remettre leurs armes au Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG), créé sous l’impulsion de l’administration Trump, aucune garantie n’a été apportée quant à la saisie effective de l’armement de la branche armée du Hamas par cette instance technocratique.
Interrogés sur la faisabilité d’un contrôle effectif des armes restantes, les deux responsables du Hamas sont restés évasifs, refusant de préciser si le NCAG pourrait s’assurer du désarmement complet des milices. Cette ambiguïté laisse planer un doute légitime sur la sincérité des engagements pris par le mouvement, alors que les diplomates arabes eux-mêmes doutaient, dès le début du mois, de l’acceptation définitive du plan par le Hamas.
L’ambiguïté persistante des engagements du Hamas
Face à cette situation, les exigences israéliennes et américaines, portées par Washington et relayées par Le Caire, se heurtent à la réalité d’un Hamas déterminé à conserver une partie essentielle de son arsenal. Les discussions, menées depuis plusieurs semaines, achoppent sur un point central : la branche armée du mouvement refuse de renoncer à ses roquettes et missiles, tandis que les fusils de ses forces de sécurité intérieure constituent une concession symbolique et insuffisante. Sans désarmement complet et vérifiable, la stabilité future de Gaza reste incertaine, malgré les efforts des médiateurs internationaux.
- Times of Israel
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