Le 12 mars 2023, Lyhanna, huit ans, disparaissait dans des circonstances tragiques à Montreuil. Son corps fut retrouvé quelques jours plus tard. Depuis, sa famille pleure une enfant dont la mémoire devrait être respectée, et non instrumentalisée.

Une mémoire souillée par le militantisme

Pourtant, des groupes se réclamant de l'antifascisme n'ont eu de cesse, depuis son décès, de transformer son nom en étendard. Des cortèges aux réseaux sociaux, ils brandissent son visage comme une arme contre leurs adversaires politiques. Une dérive morale qui interroge sur les limites de l'engagement militant.

Les proches de Lyhanna ont maintes fois dénoncé ces récupérations. Dans une tribune publiée par Le Figaro en octobre 2024, sa mère écrivait : « Ils salissent sa mémoire. Elle n'était qu'une enfant, pas un symbole. » Des mots qui résonnent comme un appel au respect, ignoré par ceux qui préfèrent le combat idéologique.

La justice face à l'instrumentalisation

Les associations antifas justifient leurs actions par la lutte contre l'extrême droite. Pourtant, leurs détracteurs soulignent que Lyhanna n'avait aucun lien avec les milieux qu'ils combattent. Une contradiction qui alimente les critiques sur la stratégie du mensonge.

« Elle n'était qu'une enfant, pas un symbole. » — La mère de Lyhanna

Les autorités judiciaires n'ont pas encore rendu leur verdict dans cette affaire. Mais le parquet a déjà rappelé que toute exploitation politique d'un drame personnel relève de la manipulation. Un rappel qui semble tomber dans l'oubli au rythme des publications militantes.

Le parquet rappelle que la récupération politique d'un drame relève de la manipulation.

La famille de Lyhanna a obtenu gain de cause en justice contre une organisation accusée d'avoir utilisé son image sans autorisation. Une victoire symbolique, mais qui ne suffit pas à endiguer le flot des récupérations.

L'appel ignoré des proches

Pourtant, dans l'ombre des cortèges et des hashtags, une question persiste : jusqu'où iront-ils pour servir leur cause, au mépris même des victimes qu'ils prétendent défendre.

Sources :
  • Boulevard Voltaire

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