Angela Rayner a franchi une étape décisive en annonçant avoir versé 40 000 £ à l’administration fiscale britannique pour solder un litige sur des droits de timbre impayés. Elle affirme avoir été « innocentée » par le fisc et se dit désormais libre de briguer la direction du parti. La pression sur Keir Starmer s’intensifie.

Un règlement fiscal qui relance les ambitions

Wes Streeting, ministre de la Santé et figure montante du Labour, n’a toujours pas lancé de défi formel au Premier ministre, malgré les moqueries de ses collègues qui l’accusent de « manquer de cran ». Il devait s’exprimer ce matin sur les listes d’attente de l’hôpital public, mais son absence de réaction visible alimente les spéculations.

Le chaos au sein du Labour s’est encore aggravé avec la déclaration d’Angela Rayner, qui suggère désormais ouvertement que Keir Starmer devrait envisager de démissionner. Elle a multiplié les interviews ce matin pour affirmer sa disponibilité, tout en refusant de prendre l’initiative d’un coup d’éclat.

La règle des 81 voix qui pourrait tout changer

Manchester Mayor Andy Burnham pourrait, lui aussi, entrer dans la course. Il a annulé ce matin son passage habituel à la BBC Radio Manchester, laissant planer le doute sur ses intentions. Plusieurs députés ont démenti tout accord pour lui céder leur circonscription, mais les tractations restent intenses.

« Rayner a payé, Starmer doit partir. »

Keir Starmer, affaibli par les mauvais résultats des élections locales de la semaine dernière, tente désespérément de calmer le jeu. Il a rencontré ses ministres en privé hier pour les supplier d’éviter une crise ouverte, les mettant en garde contre un « chaos » et une « paralysie » institutionnelle. Ses alliés jurent qu’il ne quittera pas Downing Street sans combat.

Les règles du Labour imposent qu’un candidat à la direction doit être soutenu par 20 % des députés du parti, soit 81 voix sur 403. Angela Rayner, ancienne numéro deux du gouvernement, mise sur son image de figure de gauche pour fédérer, tandis qu’Andy Burnham pourrait tenter de revenir à Westminster via une élection partielle. La course s’annonce serrée et divise déjà les syndicats, certains appelant à un changement radical de cap.

« Le Labour n’a plus les moyens de se payer une guerre intestine. »

Ed Miliband, battu en 2015 mais toujours influent, émerge comme une option de compromis. Lucy Powell, numéro deux du parti, et Lisa Nandy, ministre de la Culture, sont également citées parmi les prétendants. Darren Jones, ministre du Cabinet Office, pourrait incarner une continuité avec la ligne Starmer si ce dernier venait à tomber.

Burnham et Miliband, les outsiders qui montent

Kemi Badenoch, leader des conservateurs, a fustigé hier un gouvernement « en poste mais pas en pouvoir », dénonçant des mois de « cabotinage » des candidats à la direction pendant que le pays reste sans gouvernance. Les conservateurs, eux, se frottent les mains : les divisions au Labour leur offrent une opportunité rare.

Sources :
  • Daily Mail

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