Karl Lawrence Mentzer, 39 ans, a plaidé coupable ce lundi devant le tribunal correctionnel de Melbourne pour avoir harcelé une femme à Sydney, son ancienne partenaire. Leur relation, secrète car tous deux avaient des conjoints, avait duré de juillet 2024 à janvier 2025. Après la rupture, la terreur a commencé.
Les faits rapportés par la cour décrivent une escalade méthodique. En janvier, Mentzer s’est rendu dans un parc canin près du domicile de sa victime, sachant qu’elle y promenait son chien. En février, alors qu’elle se trouvait en Tasmanie, il l’attendait à l’aéroport pour lui lancer : « Je te ruinerai, je détruirai ta vie.
Une escalade méthodique et calculée
Le harcèlement s’est intensifié après un appel du 3 mai où la victime, terrifiée par ses agissements, lui avait demandé de la laisser tranquille. Malgré ses messages insistants, elle avait répondu : « Il est plus sûr qu’il y ait de la distance entre nous pour briser ce cycle de souffrance.
Le 7 mai, Mentzer a multiplié les tentatives de contact : huit appels, trente-et-un messages vocaux et trente SMS envoyés de jour comme de nuit. Il avait même réservé une chambre mitoyenne à la sienne à l’hôtel QT Melbourne, où il avait installé une caméra espion dirigée vers le couloir. La victime n’a découvert l’appareil que plus tard.
Le lendemain, alors qu’elle tentait de rejoindre son bureau en centre-ville, Mentzer l’a interceptée dans l’ascenseur. Il a bloqué les portes en hurlant qu’elle le « ruinait financièrement » et menacé : « Je consulte des avocats, tu n’entendras pas parler de moi une dernière fois. » La cour a entendu le témoignage de la victime, « visiblement choquée », qui avait texté après l’incident : « J’ai peur de toi.
La police a lancé une enquête urgente après que la victime eut signalé les agissements. Les investigations ont révélé que Mentzer avait engagé un détective privé pour surveiller la jeune femme, lui fournissant même son adresse et des photos. Sur son téléphone, les enquêteurs ont trouvé des enregistrements secrets de la victime et de son mari, ainsi que des reçus pour l’achat de matériel d’espionnage.
Mentzer a tenté de justifier ses actes en affirmant avoir laissé un cadeau de la Saint-Valentin dans un casier de l’aéroport tasmanien et avoir eu une relation avec la victime en mars. Il a nié avoir réservé les chambres mitoyennes à l’hôtel, prétendant chercher un ami à Chapel Street. Pourtant, les preuves accumulées ont conduit à son arrestation le 9 mai.
Les preuves accablantes contre Mentzer
Le tribunal a entendu les antécédents de Mentzer : une condamnation pour agression sur une femme et une précédente tentative d’enlèvement. Son avocat a reconnu qu’il abusait de l’alcool, de la cocaïne, de l’ecstasy et de la dexamphétamine. Isolé depuis son enfance passée en pension, sans contact avec son père, il a éclaté en sanglots en audience.
- Daily Mail
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