Jack Henderson, investisseur immobilier de 29 ans et détenteur d'un portefeuille de 60 millions de dollars, affirme que seuls les « personnes extrêmement aisées » peuvent désormais acheter un bien dans les grandes villes australiennes. Il a livré cette analyse depuis son premier appartement de 17 propriétés, situé à Coogee, un quartier de Sydney.
Le marché immobilier de Sydney : une bulle inaccessible
Ancien ouvrier devenu investisseur, il explique que la ville a radicalement changé depuis les années 1940, lorsque les baby-boomers y naissaient. « Vous devez vous demander : quel est mon budget, où puis-je acheter, et quelle est la meilleure localisation possible dans cette limite ? », déclare-t-il. Selon lui, l'endroit où ses parents ont pu acheter n'est plus accessible aujourd'hui, et c'est un fait qu'il faut accepter.
Henderson, qui possède également deux supercars valant plus de 200 000 dollars chacune, reconnaît que la location reste une option viable à Sydney. « Mais vous devrez investir votre argent soit dans l'immobilier en dehors de Sydney, soit dans une autre classe d'actifs », précise-t-il. Ce discours, souvent perçu comme provocateur, vise selon lui à rappeler une réalité crue aux aspirants propriétaires.
Crise des prix et exode urbain : les chiffres qui parlent
Le jeune homme, connu pour ses prises de position polémiques, insiste sur le caractère de plus en plus aisé de la population sydnéenne. « La réalité de Sydney, telle que je la vis, est celle d'une ville peuplée de personnes extrêmement riches », souligne-t-il. Il ajoute que cette tendance ne fera que s'accentuer avec la croissance démographique et l'afflux de nouveaux arrivants du monde entier.
Les statistiques de migration interétatique confirment cette fuite de Sydney. Selon l'Australian Bureau of Statistics, sur les quatre dernières années, pour trois personnes quittant la ville, moins de deux y arrivent pour les remplacer. Un déséquilibre qui illustre l'ampleur de la crise.
« Cela ne changera rien », affirme-t-il. « Avant la fin des années 1990, le système fonctionnait ainsi, et le marché immobilier s'en portait bien. Après ces modifications, si elles sont adoptées, les gens diront simplement 'oh' et continueront leur vie. » Il compare cette situation à celle des prix du carburant, autrefois perçus comme insoutenables, avant que le marché ne s'y habitue.
Le millionnaire, qui a quitté l'école à 15 ans, critique aussi le manque de discipline financière des Australiens. « Aujourd'hui, tout est à portée de main. Il y a 50 ans, il fallait sortir de sa voiture pour dépenser de l'argent », explique-t-il. Il cite l'exemple des livraisons à domicile en quelques minutes, une facilité qui, selon lui, encourage une consommation excessive et un manque de maîtrise de son budget.
La discipline financière, parent pauvre des Australiens
Henderson rejette également l'idée de « sacrifice » pour les jeunes générateurs. « Ce terme est galvaudé », déclare-t-il. « Si vous choisissez d'avoir des enfants avant d'acheter une maison, c'est un choix que vous faites. Vous choisissez de revenir à un seul revenu. Il n'y a pas de bien ou de mal à cela.
- Daily Mail
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