Dans un message publié sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump a révélé que plusieurs pays, majoritairement étrangers au conflit au Moyen-Orient, ont demandé une assistance pour libérer leurs navires retenus ou menacés dans le détroit d'Ormuz. Le président a précisé que des ordres ont été donnés pour faciliter leur départ, tout en évoquant des 'conversations très positives' avec l'Iran, sans en dévoiler davantage.

Il s'agit de la première fois que Donald Trump aborde publiquement les négociations téléphoniques menées par ses représentants avec Téhéran, après avoir reçu une troisième proposition de paix jugée insuffisante par le locataire de la Maison Blanche. 'J'ai ordonné à mes représentants d'informer ces pays que nous ferons tout pour permettre à leurs navires et équipages de quitter le détroit en sécurité', a-t-il déclaré.

Une riposte américaine ciblée

Selon ses propos, les pays concernés ont assuré ne pas vouloir faire revenir leurs bâtiments tant que la zone ne sera pas considérée comme sûre pour la navigation. Trump a également annoncé le lancement du 'Projet Liberté', une opération visant à escorter les navires à travers cette voie maritime stratégique, tout en avertissant l'Iran que 'toute ingérence devra être contrée avec fermeté'.

Ces déclarations interviennent après des informations faisant état d'une attaque dimanche par de petites embarcations contre un cargo près du détroit d'Ormuz. Le président américain a assuré que les navires guidés par Washington proviennent de régions sans lien avec les tensions actuelles au Moyen-Orient.

Le 'Projet Liberté' doit débuter 'lundi matin, heure locale', a-t-il précisé, ajoutant être pleinement conscient que ses représentants mènent des discussions 'très positives' avec l'Iran, susceptibles de déboucher sur des avancées bénéfiques pour toutes les parties.

Cette initiative s'inscrit dans un contexte de montée des tensions maritimes dans une zone cruciale pour le commerce mondial, où transitent près du tiers du trafic pétrolier mondial. Les États-Unis renforcent ainsi leur présence militaire dans la région, tout en cherchant à éviter une escalade directe avec la République islamique.

Le projet concerne des navires de pays variés, dont certains n'ont aucun intérêt géopolitique dans la région. Trump a souligné que ces États ont sollicité l'aide américaine pour garantir la liberté de navigation, un principe que Washington entend défendre coûte que coûte dans cette zone sous haute tension.

Des navires sous protection

Les autorités iraniennes n'ont pas réagi officiellement à l'annonce du 'Projet Liberté', mais les tensions entre les deux pays restent vives depuis des années, notamment en raison du programme nucléaire iranien et de son soutien à des groupes armés régionaux.

Sources :
  • El Mundo

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