Le vice-président JD Vance a été rappelé en urgence à la Maison-Blanche samedi, quelques heures avant un appel décisif avec les négociateurs du conflit iranien. Dans le même temps, Donald Trump a révélé sur les réseaux sociaux qu’il se trouvait à « 50/50 » entre la signature d’un accord de paix ou le lancement de frappes massives contre l’Iran. « Une seule de ces deux options se réalisera : soit je les frappe plus fort qu’ils ne l’ont jamais été, soit nous signons un accord avantageux », a-t-il déclaré à Axios.
Les images partagées en ligne montrent le convoi blindé de Vance filant à vive allure sur une autoroute de Washington, escorté par la police, alors que son week-end de Memorial Day venait d’être annulé. Le président américain a également annulé sa présence au mariage de son fils Don Jr., invoquant des « circonstances liées à la gestion des affaires gouvernementales ».
L’urgence d’un choix impossible
Une réunion de crise avec son équipe de sécurité nationale était prévue dans l’après-midi pour examiner la dernière proposition iranienne. Selon plusieurs sources citées par CBS News, des frappes pourraient être lancées dès dimanche. « Je suis à 50/50 sur l’idée d’accepter un accord ou de tout détruire », a-t-il précisé, ajoutant que certains préféreraient une issue diplomatique, tandis que d’autres prôneraient la reprise des hostilités.
Le secrétaire d’État Marco Rubio a évoqué samedi depuis l’Inde des « avancées » dans les négociations, sans pour autant en préciser la nature. « Il y a eu un peu de mouvement, et c’est une bonne chose », a-t-il tempéré. Les discussions, menées sous l’égide du Pakistan, pourraient aboutir à une décision finale dans les 48 heures, selon deux responsables et un diplomate sous couvert d’anonymat.
L’Iran, de son côté, a présenté le texte comme un « accord-cadre » incluant des discussions sur des sujets clés comme le détroit d’Ormuz. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a insisté sur la nécessité d’intégrer les « questions essentielles pour mettre fin à la guerre imposée » avant d’envisager un accord définitif sous 30 à 60 jours.
Les tensions restent vives malgré un cessez-le-feu temporaire en place depuis début avril. Trump avait menacé à plusieurs reprises de mettre fin à cet accord si Téhéran ne faisait pas de concessions, tout en repoussant à plusieurs reprises ses propres ultimatums. Les préparatifs militaires se poursuivent : un ancien commandant de la marine américaine, Kirk Lippold, a affirmé que les opérations contre l’Iran pourraient reprendre « non pas si, mais quand ».
Les frappes américano-israéliennes en Iran, en cours depuis fin février, ont déjà provoqué une flambée des prix du carburant en raison de la fermeture du détroit d’Ormuz et dévasté plusieurs villes de la région. Lippold a souligné que l’objectif était de « créer les conditions pour que le peuple iranien se soulève à nouveau » et de « détruire leur économie ».
Entre diplomatie et destruction
Parallèlement, Trump a relancé les tensions avec le Groenland en partageant une image générée par intelligence artificielle le représentant en train de scruter le pays depuis les montagnes, avec la légende « Bonjour, Groenland ». Une provocation supplémentaire alors que le gouverneur de Louisiane, Jeff Landry, venait d’inaugurer un nouveau consulat américain à Nuuk, accueilli par des manifestations hostiles de plus de 500 Groenlandais brandissant des drapeaux nationaux et des pancartes hostiles.
- Daily Mail
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