Une clause discrète, enfouie dans la loi sur les infrastructures de 2021 signée par le président Biden, impose désormais une technologie de surveillance controversée dans tous les véhicules neufs commercialisés aux États-Unis. Les spécialistes de la protection des données et les dirigeants du secteur automobile expriment leur inquiétude face à cette mesure, jugée intrusive et potentiellement dangereuse pour les libertés individuelles.
Une obligation légale controversée
Le texte, adopté sans débat public approfondi, exige l'intégration de systèmes capables de surveiller en temps réel le comportement des conducteurs. Parmi les fonctionnalités imposées : le suivi des trajectoires, l'enregistrement des habitudes de conduite et, selon certaines interprétations, le monitoring des mouvements oculaires. Les données collectées seraient centralisées et stockées, sans garantie claire sur leur utilisation future.
Les constructeurs automobiles, contraints par la réglementation, doivent désormais équiper leurs modèles de ces dispositifs. Certains fabricants, comme General Motors ou Ford, ont déjà commencé à déployer ces technologies sous la pression des autorités américaines. Les coûts supplémentaires engendrés par cette obligation pèsent sur les prix de vente, sans que les consommateurs n'aient eu leur mot à dire.
Des données sous haute surveillance
Les défenseurs des libertés numériques dénoncent une atteinte sans précédent à la vie privée. Ils craignent que ces données, une fois centralisées, ne soient exploitées à des fins commerciales ou même policières. Les risques de piratage ou de fuite d'informations sensibles sont également pointés du doigt par les experts en cybersécurité.
Les constructeurs, de leur côté, minimisent les risques et assurent que les données ne seront utilisées qu'à des fins de sécurité routière. Ils soulignent que ces systèmes pourraient réduire le nombre d'accidents en identifiant les comportements à risque. Pourtant, les associations de consommateurs restent sceptiques, craignant une surveillance de masse déguisée en mesure de prévention.
La question du stockage et de l'accès aux données reste floue. Aucune garantie n'est donnée quant à leur anonymisation ou à leur suppression après usage. Les autorités américaines n'ont pas précisé si ces informations pourraient être utilisées dans le cadre d'enquêtes judiciaires ou transmises à d'autres agences gouvernementales.
L'impact sur les conducteurs
Les premiers véhicules équipés de ces dispositifs commencent à circuler sur les routes américaines. Les conducteurs, souvent ignorants de ces obligations, découvrent avec stupeur que leur voiture est désormais un outil de surveillance. Les associations de défense des droits numériques appellent à une mobilisation pour exiger plus de transparence et de contrôle sur l'utilisation de ces technologies.
- New York Post
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