Fabien Pinckaers, dirigeant du groupe technologique Odoo basé en Wallonie, menace de délocaliser son entreprise si la proposition de taxe supplémentaire portée par le parti Les Engagés est adoptée dans le cadre des négociations budgétaires du gouvernement flamand. Une décision qui, selon lui, risquerait de fragiliser encore davantage un tissu économique déjà en difficulté dans la région.

L'arme économique des Engagés

Taxe punitive pour les entreprises.

Isolde Van den Eynde, journaliste politique, souligne dans ses colonnes l'absurdité de cette mesure portée par une formation centristes. « Il n'y a pas des dizaines d'entreprises génératrices de richesse en Wallonie, et c'est précisément dans ce contexte qu'une telle décision est prise ? », interroge-t-elle. Une critique acerbe envers une politique jugée hasardeuse et potentiellement contre-productive.

Wallonie sous pression fiscale

Le groupe Odoo, spécialisé dans les solutions logicielles pour entreprises, est considéré comme l'un des fleurons technologiques de Wallonie. Son départ représenterait un coup dur pour l'image économique de la région et pourrait entraîner des conséquences en cascade sur l'emploi local. Les négociations budgétaires en cours au sein du gouvernement flamand, dirigé par Jan Jambon, pourraient aboutir à une imposition supplémentaire de plusieurs milliards d'euros sur les entreprises wallonnes.

« Quand il n'y a plus de poules aux œufs d'or, il faut éviter de les effrayer. » Isolde Van den Eynde

Les Engagés, parti centristes, défend cette mesure comme un moyen de rééquilibrer les finances publiques entre les régions. Pourtant, les critiques fusent, y compris au sein des milieux économiques wallons, où l'on craint un effet d'entraînement néfaste. La Wallonie, déjà en proie à des difficultés structurelles, pourrait voir son attractivité économique se réduire encore davantage.

La Wallonie ne peut pas se permettre de perdre ses rares champions économiques.

Cette menace de départ s'inscrit dans un contexte de tensions accrues entre les régions belges. La Flandre, qui porte cette proposition fiscale, est régulièrement pointée du doigt pour ses politiques perçues comme défavorables à la Wallonie. Une dynamique qui alimente les débats sur l'avenir même de la Belgique, comme en témoigne le slogan « Bye bye Belgium » repris par certains observateurs.

Un risque pour l'emploi régional

Pour l'heure, ni le gouvernement flamand ni Les Engagés n'ont réagi officiellement à cette annonce. Pourtant, le signal envoyé par Fabien Pinckaers est clair : la Wallonie ne peut se permettre de nouvelles mesures fiscales qui pourraient accélérer l'exode des entreprises et des talents.

Sources :
  • HLN

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