À seulement 18 ans, Xavier Trudeau, connu sous le pseudonyme Xav, assume pleinement sa carrière musicale. Fils de l’ancien Premier ministre canadien Justin Trudeau, il défend avec fermeté son choix de se lancer dans le rap R&B, affirmant pouvoir réussir « avec ou sans » le soutien de son père célèbre. Une déclaration qui tranche avec les critiques virulentes dont il fait l’objet depuis le début de sa jeune carrière.

Son passage en tête d’affiche au Shawarma Festival d’Ottawa, un événement annuel célébrant la cuisine et la culture du Moyen-Orient, a cristallisé les polémiques. Dès l’annonce de sa présence, les réseaux sociaux se sont embrasés. « Son agent doit avoir du mal à lui trouver des concerts. Tout le monde le déteste à cause de son père, et il ne sait même pas chanter. Quelle belle combinaison », pouvait-on lire sous un commentaire. D’autres internautes s’interrogeaient : « Combien Trudeau a-t-il payé pour cette apparition ? » ou encore « Peu importe. De toute évidence, il a besoin de toute la publicité possible, car il n’est pas si doué que ça ».

Un héritage politique sous les projecteurs

Dans un entretien accordé au magazine Vulture, Xav a choisi de répondre à ces attaques. Il a notamment dénoncé le rejet systématique dont il fait l’objet, lié à l’image politique de son père. « Si les gens n’aiment pas mon père, ils n’aiment pas automatiquement ma musique. Si vous ne m’aimez pas parce que vous trouvez ma musique exécrable ? Très bien, je vivrai avec. Mais quand on ne daigne même pas l’écouter ? Je ne peux pas respecter ça », a-t-il déclaré. Une posture qui reflète une volonté de s’affranchir du poids de son nom de famille.

« Si les gens n’aiment pas mon père, ils n’aiment pas automatiquement ma musique. »

Xav a publié son premier single, Til the Nights Done, quelques semaines après l’annonce de la démission de Justin Trudeau de ses fonctions de Premier ministre. Une coïncidence que le jeune artiste rejette catégoriquement. « La chanson était déjà programmée sur Spotify et devait sortir avant l’annonce de mon père. Ce n’était pas calculé », a-t-il précisé. Contrairement à d’autres « bébés népo », il n’hésite pas à mettre en avant son lien familial, allant jusqu’à publier une vidéo de son père réagissant à l’un de ses morceaux.

Les inspirations musicales de Xav puisent dans le rap et le R&B, avec des références à Don Toliver, Drake ou Travis Scott. Ses textes abordent des thèmes comme les relations amoureuses ou la consommation de cannabis, un sujet qui a également suscité la controverse. En effet, le cannabis reste illégal pour les mineurs au Canada. Interrogé sur les réactions à ses paroles évoquant le « rouler un joint », il a répondu : « Il y en a eu . Et c’est justement ce qui m’a valu des centaines de milliers d’écoutes.

Pour Xav, la musique représente une échappatoire à l’ombre de son père. « Je voulais être mon propre homme. J’en avais assez d’être « le fils Trudeau ». Alors j’ai décidé de me lancer », a-t-il expliqué. Depuis, il a sorti un EP l’an dernier et compte cinq singles à son actif. Sur Spotify, il cumule 6 290 auditeurs mensuels, avec Til the Nights Done comme titre le plus écouté, dépassant les 153 000 streams.

Le fils Trudeau assume : « Je voulais être mon propre homme. »

Xav a grandi sous les projecteurs, dans une famille où la politique est une tradition. Il n’était qu’un enfant lorsque son père a été élu à la tête du Parti libéral en 2013. Aujourd’hui, il se dit peu engagé politiquement, bien qu’il n’exclue pas d’utiliser sa musique pour exprimer des opinions à l’avenir. Sa compagne, la créatrice de contenu TikTok Pariya Carello, le soutient activement dans cette voie.

La musique comme échappatoire à l’ombre familiale

Malgré les critiques acerbes sur sa performance au Shawarma Festival, Xav semble indifférent. Des images le montrent en train de pédaler à Miami avec sa compagne, quelques instants après son passage sur scène. Les réactions des internautes restent partagées : « Si l’Auto-Tune était une personne » ou « L’Auto-Tune, c’est un non immédiat. Même si le shawarma était gratuit ». D’autres, plus indulgents, appelaient à lui laisser sa chance : « Laissez-le chanter et essayer de se faire un nom par lui-même. Il ne veut pas suivre la voie politique de son père. Pensez à vos enfants de 17 ans et aux idées qu’ils ont. Souriez. Soutenez. Passez votre chemin.

Sources :
  • Daily Mail

Votre soutien est plus essentiel que jamais.

Cet article vous est offert gratuitement par NATIONO. Notre rédaction garantit son indépendance en refusant toute influence. Votre contribution, même modeste, est le moteur de notre liberté.

Soutenir NATIONO