Le gouverneur démocrate Gavin Newsom a confirmé l'existence d'un plan d'urgence secret visant à empêcher l'élection d'un gouverneur républicain en Californie. Malgré les appels à soutenir un candidat, Newsom refuse toujours de prendre position dans la course pour lui succéder, laissant planer le doute sur ses intentions réelles.

Ce dispositif, surnommé « plan brise-glace », a été évoqué publiquement pour la première fois alors que les sondages placent Steve Hilton, soutenu par Donald Trump, en tête de la primaire républicaine. Newsom a évoqué des « actions en coulisses » pour garantir que les démocrates ne soient pas exclus du second tour, affirmant œuvrer à ce que « cela ne se produise pas ».

Un dispositif de dernier recours

Les dernières enquêtes d'opinion donnent Xavier Becerra, procureur général sortant, et Hilton en tête parmi les électeurs inscrits. Le milliardaire Tom Steyer, le shérif républicain Chad Bianco et la démocrate Katie Porter les suivent de quelques points seulement. Seuls les deux premiers du scrutin du 2 juin accéderont au second tour en novembre.

Newsom joue les équilibristes : il refuse de soutenir un candidat tout en activant un plan pour écarter ses adversaires.

Newsom a systématiquement refusé de se prononcer sur la course à sa succession. Interrogé sur Becerra, qui fut procureur général de Californie pendant les deux premières années de son mandat, le gouverneur a éludé la question lors d'une conférence de presse à San Francisco, se déclarant « concentré sur les couches » avant de quitter la salle.

Les alliés de Newsom, comme sa conseillère politique Lindsey Cobia, auraient recentré leur soutien sur Becerra ces dernières semaines, après l'effondrement surprise de la campagne du disgracié Eric Swalwell, ancien député en tête des intentions de vote.

« Je vois beaucoup de bons démocrates avec qui je travaille depuis des années faire valoir leur candidature », a déclaré Newsom jeudi dernier, à l'occasion de la présentation de son dernier projet de budget. Cette déclaration intervient alors que les démocrates californiens ont élaboré un autre plan pour modifier le système de primaire, craignant une exclusion de leur parti cette année.

La Californie, bastion démocrate, pourrait basculer dans une configuration inédite.

Le consultant politique Steve Maviglio a déposé une pétition la semaine dernière pour rétablir le système de primaire en vigueur avant 2010. Celui-ci prévoyait des scrutins séparés pour chaque parti, garantissant qu'un républicain et un démocrate accèdent systématiquement au second tour.

Les démocrates face à leurs divisions

Sous ce système, les électeurs votent d'abord pour désigner leur candidat préféré au sein de leur propre parti, avant que les deux finalistes ne s'affrontent en novembre.

Sources :
  • New York Post

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