Un sondage publié hier révèle que la survie politique de Keir Starmer à Downing Street dépendrait de son adversaire en cas de contestation interne au Parti travailliste. Selon les chiffres, le Premier ministre l'emporterait largement face à Wes Streeting, mais serait battu par Andy Burnham parmi les militants du Labour.

Les résultats montrent que 53 % des membres travaillistes soutiendraient Starmer contre seulement 23 % pour l'ancien ministre de la Santé Wes Streeting en cas de duel direct. En revanche, Andy Burnham, maire du Grand Manchester, obtiendrait 61 % des voix, le plaçant en position de force face au locataire de Downing Street.

Un duel aux résultats contrastés

D'autres figures du parti, comme Angela Rayner et Ed Miliband, surpasseraient également Starmer dans un scrutin interne. Seuls quelques noms émergeraient comme des rivaux moins menaçants : Al Carns, Darren Jones, Bridget Phillipson, Louise Haigh, Yvette Cooper, Shabana Mahmood et Lucy Powell.

Starmer l'emporterait contre Streeting, mais Burnham le détrônerait. Le Labour hésite.

Starmer a promis de relever tout défi interne et figurerait automatiquement sur le bulletin de vote en cas de contestation. Pourtant, près de la moitié des députés travaillistes lui demandent de céder la place. Malgré cette pression, le sondage indique que Streeting ne recueillerait pas davantage de soutien parmi les militants.

Starmer face à son premier test de leadership : si Wes Streeting le défiait, il deviendrait le premier Premier ministre travailliste en exercice à affronter une contestation interne. Les règles du parti imposent des conditions strictes pour se présenter : un député travailliste en exercice doit obtenir le soutien de 20 % des parlementaires, soit 81 élus, avant qu'un vote des militants ne soit organisé.

Le nom de Starmer apparaîtrait d'office sur la liste des candidats s'il choisit de se maintenir, sans avoir besoin de parrainages. En pratique, le nombre de prétendants serait limité par l'exigence des 81 parrainages. Andy Burnham, par exemple, ne pourrait se présenter que s'il obtient un siège à Westminster.

L'ambition affichée de Streeting a retourné une partie de l'électorat contre lui.

Une fois les candidats validés par la direction du parti, un scrutin préférentiel serait organisé parmi les membres cotisants depuis au moins six mois et les syndiqués affiliés. Chaque électeur ne pourrait voter qu'une seule fois, selon le principe « une personne, une voix ». Le dépouillement suivrait un système de redistribution des voix jusqu'à ce qu'un candidat obtienne plus de 50 % des suffrages.

Les règles d'un scrutin interne

Le sondage réalisé par Survation pour LabourList auprès de 1 124 militants révèle également que 57 % des membres souhaitent un changement de leader. Parmi eux, 84 % réclament un calendrier précis pour une éventuelle contestation. La majorité (43 %) préféreraient que Starmer attende la conférence d'automne plutôt que de démissionner immédiatement.

Sources :
  • Daily Mail

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