Une députée travailliste estime que Keir Starmer a les épaules pour affronter une éventuelle contestation interne et rester à la tête du gouvernement. Selon Catherine West, le Premier ministre dispose de solides atouts pour convaincre, malgré les appels insistants à son départ. « Si Keir Starmer décide qu’il a les épaules et qu’il peut se battre — se battre comme s’il le faisait pour les travailleurs de ce pays — alors il peut battre les autres, car c’est un homme très brillant », a-t-elle déclaré à la BBC.
La démission de Wes Streeting, ancien ministre de la Santé, intervient après quatre démissions ministérielles en une semaine. Streeting a quitté le gouvernement en critiquant le manque de direction claire à la tête de l’exécutif. Dans sa lettre de démission, il affirme que Keir Starmer ne mènera pas le Labour aux prochaines élections, qualifiant son leadership de source d’incertitude pour le pays.
Le poids des soutiens parlementaires
Un autre ministre, Jacqui Smith, a jugé « injuste » l’accusation selon laquelle le leadership de Starmer laisserait le pays dans l’ignorance des valeurs du parti. Streeting avait évoqué dans sa lettre des erreurs gouvernementales ayant conduit à une perte de repères pour les Britanniques. « Il est clair que le Premier ministre ne nous mènera pas vers le prochain scrutin », avait-il écrit.
Les chiffres récents de l NHS, publiés quelques heures avant sa démission, illustrent les difficultés du gouvernement. Le nombre de patients en attente de soins a baissé de 110 000 en mars, mais reste à 7,11 millions, un niveau historiquement élevé. Streeting a pointé ces données comme preuve d’un système en crise, renforçant sa critique contre Starmer.
Selon The Times, Streeting disposait des soutiens nécessaires pour déclencher une motion de défiance, mais a renoncé, craignant une « vague de démissions » qui aurait pu affaiblir davantage le gouvernement. Ses alliés confirment qu’il a préféré éviter une contestation jugée « illégitime » en l’absence d’Andy Burnham, autre figure du parti. Streeting aurait également perdu confiance en Starmer lors d’un entretien de 16 minutes à Downing Street avant le discours du Trône.
Un député travailliste anonyme a qualifié la démission de Streeting de « coup d’éclat raté », estimant que sa lettre de démission révélait l’absence de soutiens suffisants pour une candidature à la direction du parti. « Il s’est grillé tout seul », a-t-il résumé. Les tensions internes persistent, avec près de 90 députés appelant Starmer à quitter ses fonctions, tandis que quatre ministres ont déjà démissionné depuis le début de la semaine.
Jonathan Brash, député travailliste, a réitéré son appel à Starmer pour qu’il fixe un calendrier de départ après la démission de Streeting. Dans les rangs du parti, les regards se tournent désormais vers Andy Burnham, dont la possible candidature pourrait relancer la crise. Certains observateurs, comme le chroniqueur Dan Hodges, estiment que la demande de Streeting pour un « champ de candidats de qualité » implique que Burnham devrait pouvoir se présenter.
Les chiffres qui accablent le gouvernement
Un sondage publié par Labour List révèle que Starmer l’emporterait face à Burnham, Angela Rayner ou Ed Miliband dans une primaire, mais que Streeting pourrait le battre en duel direct. Malgré ces tensions, le Premier ministre conserve des soutiens au sein de son parti, même si la pression pour un changement de leadership s’intensifie.
- Daily Mail
Votre soutien est plus essentiel que jamais.
Cet article vous est offert gratuitement par NATIONO. Notre rédaction garantit son indépendance en refusant toute influence. Votre contribution, même modeste, est le moteur de notre liberté.
Soutenir NATIONO


