Deux suspects ont été placés en garde à vue ce mercredi 19 août dans l'enquête ouverte après la découverte du corps partiellement calciné entre des rangs de vignes à Saint-Gilles, dans le Gard. Le parquet de Nîmes a confirmé que ce corps était bien celui de Sonia Bellina, influenceuse de 29 ans portée disparue depuis le 11 août. L'assassinat serait prémédité selon les premiers éléments de l'enquête, ouverte pour « assassinat ».

Les deux hommes interpellés ce jour ont été placés en garde à vue « en raison d'éléments laissant suspecter leur participation aux faits, directe ou indirecte », précise la magistrate. Leur identité n'a pas été divulguée. Le corps avait été découvert au petit matin du 12 août par un ouvrier agricole, sans que l'identité de la victime ne soit immédiatement établie.

Une enquête accélérée par les indices

« C'est une qualification qui a été ouverte pour assassinat et donc ça impliquerait l'idée selon laquelle, derrière ce crime odieux, il y a l'idée de préméditation donc ce serait un ou deux individus qui auraient fomenté un plan pour assassiner Sonia », a affirmé l'avocat de la famille. Les résultats de l'analyse ADN comparative, attendus prochainement, devraient apporter la certitude définitive.

L'assassinat de Sonia Bellina révèle une violence calculée, selon l'avocat de la famille.

Dix jours après la disparition de Sonia Bellina, la procureure de la République de Nîmes avait évoqué le 18 août une « probabilité » que le corps retrouvé soit le sien. « La certitude ne pourra cependant intervenir qu'avec le retour de l'analyse comparative ADN », avait-elle souligné. « La probabilité repose sur un faisceau d'indices concordants uniquement.

Originaire du Gard, Sonia Bellina comptait près de 260 000 abonnés sur TikTok. Sa sœur l'a décrite à Midi Libre comme « une fille solaire, gentille, aimée des gens ». « On allait préparer son anniversaire, elle aurait eu 30 ans le 30 septembre, on avait prévu d’organiser une fête… », a-t-elle confié. « C’est une injustice qui nous arrive, on ne mérite pas de vivre ça.

Les réseaux sociaux, miroir des pires excès de la société.

Me Mourad Battikh, avocat de la famille, a dénoncé dans un communiqué les « rumeurs, spéculations, propos outrageants et mises en cause » publiées depuis le début de l’affaire. « Je ne dispose pas des informations qui me permettent de savoir si elle était menacée ou harcelée sur les réseaux sociaux, mais j'ai constaté des propos infâmes, indignes, odieux », avait-il déclaré à BFMTV ce mardi. Ce mercredi, il est revenu sur le « déferlement de haine sur les réseaux sociaux à l'endroit de Sonia ».

Le déferlement de haine en ligne

« On a des invectives, des moqueries, de la méchanceté, des mensonges, de la diffamation, des injures » ou encore « une essentialisation de ce qu'était Sonia, sur ses attributs physiques », a détaillé l'avocat. Les investigations se poursuivent pour déterminer les circonstances exactes de sa disparition et les motivations des auteurs présumés.

Sources :
  • BFMTV

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