John Coale, avocat proche de Donald Trump et envoyé spécial pour la Biélorussie, a joué un rôle clé dans la négociation d’un échange de prisonniers ayant abouti à la libération de dix personnes détenues en Europe de l’Est. Selon les médias, ces détenus incluaient des accusés d’espionnage, mais aussi des figures de la résistance politique. Coale, connu pour ses liens avec le président biélorusse Alexandre Loukachenko depuis 1994, a confirmé avoir obtenu leur libération après des mois de tractations discrètes.

Dans un entretien exclusif, il détaille la méthode utilisée pour convaincre les autorités biélorusses. « On ne négocie pas avec des inconnus, explique-t-il. J’ai bâti une relation de confiance sur le long terme avec les mêmes interlocuteurs, qui me connaissent bien. » Selon lui, cette approche a permis de libérer quatorze prisonniers politiques en juin 2024, dont certains détenus dans des conditions extrêmes. « Ils ignoraient s’ils allaient être exécutés. Certains étaient en isolement total.

Une négociation hors des sentiers battus

Le processus a débuté par une reconnaissance mutuelle. Coale, qui se définit comme un démocrate de longue date devenu un allié de Trump, insiste sur l’importance de la persévérance. « Il y a 500 prisonniers politiques en Biélorussie. J’en ai fait sortir quatorze. Puis dix autres. » Une fois libérés, les détenus, originaires de Russie, Moldavie, Pologne, Kazakhstan et d’autres pays d’Europe de l’Est, ont été escortés jusqu’à la frontière sous bonne garde.

« Leurs mains étaient attachées derrière la tête, raconte-t-il. Ils ne comprenaient pas ce qui leur arrivait. À la frontière, le KGB a changé les plaques d’immatriculation des véhicules. Je leur ai dit : Donald Trump m’a envoyé pour vous libérer. » Certains, issus de milieux très aisés ou ayant reçu des distinctions internationales, comme un lauréat du prix Nobel de la paix, n’en revenaient pas. « Ils passaient de la condamnation à la liberté en quelques heures.

Coale évoque désormais une nouvelle étape : la libération de 73 autres détenus. Pour y parvenir, il mise sur une stratégie relationnelle, loin des canaux diplomatiques traditionnels. « Beaucoup critiquent cette méthode, admet-il. J’ai utilisé l’humour, la proximité, et ça a marché. » Il reconnaît que certains diplomates officiels désapprouvent cette approche, jugée trop informelle, mais il assume pleinement son rôle d’intermédiaire discret.

L’envoyé spécial de Trump ne cache pas son ambition : étendre ces échanges à d’autres pays. « La prochaine fois, peut-être sept autres nations seront concernées. » Une stratégie qui s’appuie sur des années de travail en coulisses, où la confiance prime sur les protocoles. « Ce n’est pas une négociation diplomatique classique. C’est une relation humaine qui a permis ces libérations.

En marge de cet entretien, Coale évoque brièvement la célèbre Route 66, dont il déplore l’abandon progressif. « Cette route mythique, longue de 2 448 miles entre Chicago et Santa Monica, n’est plus utilisée. Les autoroutes modernes l’ont rendue obsolète. » Une métaphore, peut-être, pour illustrer le contraste entre les méthodes traditionnelles et les nouvelles approches qu’il défend.

Des prisonniers libérés, une méthode controversée

Il conclut en évoquant une anecdote personnelle : une invitée surprise, invitée à rejoindre l’équipe de « Zero Crapdammy ». Une touche d’humour qui contraste avec le sérieux des négociations menées en Europe de l’Est.

Sources :
  • New York Post

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