Le président américain Donald Trump a suspendu l'opération 'Liberté', sa mission visant à libérer les navires bloqués dans le détroit d'Ormuz, après seulement deux jours d'activité. Cette décision intervient alors que Téhéran examine une proposition américaine pour mettre fin au conflit en moins d'une semaine.
Une proposition qui rappelle l'accord de 2015
Selon les termes de l'offre, les sanctions contre l'Iran seraient levées en échange d'un plafonnement de l'enrichissement d'uranium à 3,67 %. Ce seuil correspond exactement à celui fixé par l'accord de 2015 négocié sous la présidence de Barack Obama, que Donald Trump avait alors qualifié de 'pire accord de l'histoire' et qu'il avait dénoncé.
Un délai de 30 jours est prévu pour négocier la levée complète des sanctions et les limites imposées au programme nucléaire iranien, sous réserve d'un accord signé entre les deux parties. Le passage des navires dans le détroit d'Ormuz serait alors autorisé pour tous, y compris l'Iran.
Les réactions en Iran et les menaces de représailles
Donald Trump a déclaré sur Truth Social : 'Si l'Iran accepte les termes convenus, ce qui est loin d'être certain, l'opération 'Liberté' prendra fin et le blocus permettra au détroit d'Ormuz d'être ouvert à tous, y compris à l'Iran.' Il a ajouté : 'Si Téhéran refuse, les frappes reprendront à une intensité bien supérieure à celle connue jusqu'à présent.
Un responsable pakistanais, ayant servi d'intermédiaire entre Washington et Téhéran, a indiqué qu'un accord de principe était sur le point d'être finalisé. 'Nous allons conclure cela très rapidement. Nous sommes proches', a-t-il affirmé.
De son côté, la marine du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien a signalé qu'un passage sécurisé dans le détroit serait possible après la fin des 'menaces des agresseurs'. Cependant, Ebrahim Rezaei, porte-parole de la commission de sécurité nationale du Parlement iranien, a qualifié le mémorandum d'une page de 'liste de souhaits américains plutôt que de réalité'. Il a menacé d'une 'réponse dure et regrettable' en l'absence de 'concessions nécessaires'.
Le projet d'accord exige que l'Iran cesse toute enrichment d'uranium pendant 12 à 15 ans, avec des prolongations automatiques en cas de violation des termes. Il prévoit également le retrait du stock d'uranium hautement enrichi du pays, sans préciser les modalités. Malgré les critiques répétées de Donald Trump envers l'accord de 2015, la nouvelle proposition en reprend les principaux éléments.
Un accord en suspens, une région sous tension
Un journaliste a souligné les similitudes entre le plan de paix de Donald Trump et celui de Barack Obama : levée des sanctions, déblocage de milliards de dollars gelés et plafonnement de l'enrichissement à 3,67 %. 'Même dans ces conditions, Téhéran n'est pas certain d'accepter. Le régime estime avoir Trump à sa merci', a-t-il ajouté.
- Daily Mail
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